L’Italie a décidé de suspendre temporairement l’espace Schengen avec l’Espagne à partir du 1ᵉʳ août, en raison de la crise migratoire à Ceuta, petite enclave espagnole au Maroc. Cette mesure, qui durera un mois, a été annoncée par le gouvernement de Giorgia Meloni, leader du parti de droite ultraconservateur Fratelli d’Italia (7). L’afflux massif de migrants à Ceuta a forcé l’Italie à prendre cette décision, malgré les limites juridiques de la mesure (1).

Plus de 60 000 personnes ont atteint Ceuta en quelques jours, ce qui représente 70 % de sa population, selon le président de l’enclave (3). Cette crise a entraîné des tensions importantes, avec des manifestations anti-migrants devant l’ambassade marocaine à Madrid (4). En parallèle, 48 000 personnes ont été renvoyées au Maroc, a indiqué le gouvernement espagnol (8).

L’Espagne a affirmé que l’intégrité du Schengen reste « absolument garantie », malgré la suspension italienne (5). La Finlande a soutenu cette initiative, mais la mesure reste controversée, car elle n’est pas prévue dans le cadre juridique de l’UE (2). L’Italie a précisé que cette fermeture temporaire ne vise pas à rompre le Schengen, mais à gérer une situation exceptionnelle (7).