Des dizaines de milliers de migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta ces derniers jours, provoquant une crise humanitaire et diplomatique. Selon les autorités locales, près de 60 000 personnes ont atteint la ville en 24 heures, équivalant à 70 % de sa population habituelle (lactualite.com). Cette arrivée massive a entraîné des affrontements et des pertes de vies, avec au moins 41 migrants décédés en tentant la traversée (lactualite.com).

La situation est devenue insoutenable pour les autorités de Ceuta, qui ont déclaré que la ville ne peut plus accueillir autant de personnes (lactualite.com). L’Italie, soutenue par la Finlande et le Danemark, a demandé la suspension de l’Espagne de l’espace Schengen, un geste juridiquement complexe mais symbolique (sudouest.fr). En France, des mesures de renforcement des contrôles aux frontières ont été annoncées, en réponse à la flambée migratoire (cnews.fr).

Les autorités belges ont également réagi, exigeant que l’Espagne garantisse la sécurité de ses frontières et protège les migrants (lalibre.be). La crise soulève des questions sur la gestion des flux migratoires et la coopération entre les pays européens.