Plus de 60 000 migrants ont traversé la frontière vers l'enclave espagnole de Ceuta en quelques jours, provoquant une crise sans précédent, selon les sources locales. Cette vague migratoire, qui a vu jusqu'à 200 personnes arriver chaque minute, a mis à rude épreuve les autorités marocaines et espagnoles. Les forces de sécurité marocaines, selon une dépêche, auraient resté passives face à cette situation, laissant les migrants entrer librement dans l'enclave.

L'Espagne a réagi en annonçant le retour de la « quasi-totalité » des migrants vers le Maroc, avec plus de 48 000 personnes déjà renvoyées, selon une information de senenews.com. Madrid a également demandé une réunion d'urgence de l'UE, après que 22 pays membres aient appelé à une visioconférence d'urgence, rapporte cnews.fr. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a dénoncé les critiques envers son pays, qualifiant certaines d'« égoïstes ».

Face à la pression, l'Italie et d'autres pays européens ont exprimé leur soutien à l'Espagne, affirmant qu'elle ne quitterait pas l'espace Schengen. L'Espagne a également annoncé des contrôles renforcés à la frontière avec la France, en réponse à la crise. La situation reste fragile, avec des tensions entre les pays voisins et l'Union européenne.