L’attentat de la Pride à Berlin, qui a coûté la vie à une personne et blessé une trentaine d'autres, a marqué un tournant dans la campagne électorale allemande. À quelques semaines des élections locales cruciales, le parti d'extrême droite AfD tente de capitaliser sur cet événement pour mobiliser ses électeurs. Lors d’un rassemblement dans son fief berlinois, le parti a organisé une manifestation visant à attirer adhérents et passants, mais les antifas, présents en masse, ont refusé de laisser l’événement se dérouler selon les souhaits du parti (letemps.ch).
La violence de l’attentat a suscité une forte réaction dans les rues allemandes. À Hambourg, plus de 100'000 personnes ont participé à la marche des fiertés samedi, une semaine après l’attentat de Berlin. La manifestation, qui s’est déroulée sous un ciel clément, a réuni des personnes de tout âge, dont des drag queens et des membres d’associations LGBTQ+, symbolisant un soutien massif à la communauté (radiolac.ch).
Les tensions montent dans un contexte politique tendu. L’AfD, qui a longtemps été marginalisé, cherche à profiter de l’émotion liée à l’attentat pour renforcer sa visibilité. Les antifas, en revanche, réagissent avec fermeté, affirmant leur détermination à lutter contre les discours haineux. L’impact de cet événement sur les élections reste à évaluer, mais il marque clairement un moment de crise dans la société allemande.










