Crise migratoire à Ceuta : le Maroc et l’Espagne en tension
Les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne se réunissent mardi en visioconférence pour évaluer la situation à Ceuta, après l’arrivée de près de 60 000 migrants, principalement marocains, dans l’enclave espagnole. Cette crise a mis en lumière les tensions entre l’Espagne et le Maroc, avec des accusations d’instrumentalisation politique de la situation par certains responsables espagnols. Le Maroc a exprimé sa déception face à ces réactions, jugées électorales, selon une source du ministère des Affaires étrangères marocain.
L’afflux massif de migrants a forcé l’Espagne à organiser leur retour vers le Maroc, un processus qui a suscité des critiques en Europe. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a toutefois reconnu la coopération du Maroc dans la gestion des traversées irrégulières vers Sebta. Cette collaboration a été saluée, malgré les divergences sur la politique migratoire.
La Belgique, représentée par Anneleen Van Bossuyt, participera à la réunion pour évoquer la gestion de la crise. En Italie, la décision de suspendre Schengen avec l’Espagne a divisé les opinions, certains la voyant comme une mesure nécessaire, d’autres comme une manœuvre politique. La situation à Ceuta reste un point sensible, mettant en évidence les enjeux géostratégiques du Maroc pour l’Europe.






























