Un drone chargé d’explosifs a été découvert dans la zone sécurisée de l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, début août, à proximité d’avions-cargos ukrainiens. L’Allemagne a officiellement accusé la Russie d’avoir tenté d’attenter à la sécurité du pays, dans le cadre d’une stratégie de sabotage. Moscou a démenti cette accusation, qualifiant la démarche allemande de « erreur grossière ». Deux suspects russes, identifiés par leur ADN, sont actuellement recherchés.

La France a réagi en convoquant le chargé d’affaires russe à Paris, tandis que l’Union européenne s’aligne sur la position allemande. L’incident a pris une dimension européenne, avec des répercussions sur les relations entre l’OTAN et la Russie. L’attaque est présentée comme une première de ce type en Allemagne, marquant un changement dans la manière dont les tensions entre les deux puissances sont gérées.

La Russie a répondu en fermant les Instituts Goethe en Allemagne, en réponse aux mesures prises contre ses représentations diplomatiques. Cette réaction a exacerbé les tensions, avec des risques d’escalade. L’Allemagne, en accusant formellement la Russie, a mis fin au « déni plausible» russe, un concept clé dans les guerres hybrides. L’incident soulève des questions sur la sécurité et la coopération internationale.