L’Espagne a commencé samedi à appliquer des contrôles temporaires aux frontières pour les voyageurs en provenance d’Italie, en réponse à la suspension par Rome de l’accord de Schengen après la crise migratoire de Ceuta. Cette mesure, mise en œuvre à partir de ce samedi, vise les ports et aéroports espagnols et s’applique sur une durée de sept jours, jusqu’au 7 septembre. Les contrôles sont effectués de manière aléatoire, selon les autorités espagnoles, en se concentrant sur les liaisons aériennes et maritimes (6).
La crise de Ceuta, qui a entraîné un afflux massif de migrants vers le territoire espagnol, a déclenché des tensions entre Madrid et Rome. L’Italie avait suspendu l’accord de Schengen, limitant ainsi la libre circulation des personnes entre les deux pays. En riposte, l’Espagne a décidé de mettre en œuvre des contrôles aux frontières pour les voyageurs italiens, une mesure que le gouvernement espagnol avait annoncé la veille (2). Cette réaction s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre les deux pays, liées à la gestion de la migration et à la politique intérieure de chaque État (1).
Les autorités européennes, notamment Bruxelles, surveillent la situation avec prudence, espérant une résolution de la crise. La suspension de Schengen par l’Italie et la réaction espagnole mettent en lumière les défis de la coopération entre les États membres face aux flux migratoires (3).



























