La suspension de la cérémonie officielle du 11 septembre 2026, date de la prise de pouvoir militaire de 1973 au Chili, a suscité une vive réaction. L’actuel président, José Antonio Kast, a justifié cette absence en affirmant que le pays doit « regarder vers le futur». Cette décision, la première depuis le retour à la démocratie, a été critiquée par une partie de la population. Isabel Allende, écrivaine et figure de la gauche chilienne, a dénoncé la position du chef de l’État, qualifiant-le de « défenseur de Pinochet».

La non-commémoration a été perçue comme un geste politique, dans un contexte où les tensions sociales persistent. Le gouvernement justifie son choix par une volonté de « réconciliation», mais cette interprétation reste contestée. Plusieurs associations et militants réclament une reconnaissance des victimes et une mémoire collective. La situation soulève des débats sur la manière dont le pays traite son passé.

Le débat autour de la mémoire historique se prolonge, avec des voix divergentes. Si certaines voix s’orientent vers l’oubli, d’autres insistent sur la nécessité de ne pas effacer le passé. La position de Kast, soutenu par des élites conservatrices, oppose ainsi des visions politiques divergentes.