La victoire de l’Alternative für Deutschland (AfD) aux élections régionales de Saxe-Anhalt a marqué un tournant politique en Allemagne. Ce land, situé dans le nord-est du pays, a vu le parti d’extrême droite s’imposer avec un score inédit, divisant par deux le résultat du parti du chancelier, la CDU. Ce succès, qui s’inscrit dans un contexte de polarisation croissante, a suscité des réactions internationales et locales. La Région Centre-Val de Loire, avec laquelle Saxe-Anhalt entretient un partenariat d’amitié depuis 2004, a exprimé une « profonde inquiétude».

L’AfD, qui a remporté la majorité des sièges, cherche désormais à former une coalition pour gouverner. Bien qu’elle n’ait pas obtenu une majorité absolue, le parti affirme son intention de trouver des partenaires, ce qui pourrait bouleverser la donne politique allemande. En Suisse, le succès de l’AfD a été perçu comme un « choc» ou un « petit moment helvétique», rappelant les premiers succès de l’UDC. En France, des responsables politiques, comme Sébastien Chenu du RN, ont déclaré que l’AfD « n’est plus notre allié».

La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt soulève des questions sur la montée de l’extrême droite en Europe. Certains observateurs craignent un effet de contagion, notamment en Wallonie, où des responsables belges ont signalé un « terreau favorable» à l’expansion du mouvement. La situation reste fragile, avec des réactions contrastées entre les partis politiques et les citoyens.