Les autorités marocaines ont renforcé leurs mesures de sécurité aux frontières de Ceuta et Melilla à l’approche du 15 août, après des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux d’une possible ouverture de la frontière. Ces informations, démenties par Rabat, ont suscité une mobilisation des forces de sécurité. Deux semaines après un passage massif de la frontière qui a causé au moins 141 morts, les tensions persistent.

Le ministère marocain de l’Intérieur a mis en garde les citoyens contre les appels à des rassemblements pour un franchissement collectif. Ces appels, relayés en ligne, ont alimenté l’afflux de migrants vers l’enclave espagnole. Les autorités espagnoles et marocaines travaillent ensemble pour prévenir tout incident.

En Espagne, le Parti populaire (PP) a critiqué la gestion des frontières par le gouvernement espagnol, accusant Rabat d’être responsable de la crise. Le Maroc a réaffirmé qu’il avait pris toutes les mesures nécessaires pour éviter un nouvel afflux. La situation reste fragile, avec des tensions persistantes entre les deux pays.