Meta, propriétaire d'Instagram et de Facebook, a commencé mercredi un procès d'une ampleur inédite aux États-Unis, accusée d'avoir conçu ses applications pour rendre les jeunes utilisateurs accros. Trente États américains ont porté plainte contre l'entreprise, affirmant qu'elle a délibérément mis en place des mécanismes addictifs, en particulier auprès des mineurs. Ce procès pourrait entraîner des sanctions allant jusqu'à 1 400 milliards de dollars, équivalent à la capitalisation boursière de Meta.

L'entreprise se défend, affirmant qu'elle n'a pas l'intention de nuire. Le procès, qui s'étendra sur plusieurs semaines, verra la sélection des jurés au tribunal fédéral d'Oakland. Ce dossier s'inscrit dans une série d'actions judiciaires contre Meta, après des condamnations préalables liées à la plainte d'une adolescente et d'un État américain.

Les autorités accusent Meta d'avoir rendu ses plateformes délibérément addictives, en utilisant des algorithmes et des fonctionnalités conçues pour maximiser le temps passé en ligne. Les avocats des États demandent des changements profonds dans le fonctionnement des réseaux sociaux, visant à protéger les mineurs. Le verdict pourrait avoir des répercussions majeures sur l'industrie des réseaux sociaux.