Le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a déclaré récemment sur le statut des territoires de Ceuta et Melilla, suscitant des réactions en Espagne. Le Parti populaire (PP) espagnol a appelé à convoquer l’ambassadrice du Maroc à Madrid pour des consultations. Ces propos interviennent alors que des tensions persistent à la frontière marocaine-espagnole, notamment autour de la gestion des flux migratoires.

La situation s’aggrave avec la rumeur d’une possible vague migratoire le 15 août, relayée sur les réseaux sociaux. Les forces de l’ordre marocaines sont présentes à la frontière, mais des messages circulent sur les groupes WhatsApp, incitant certains à fuir vers l’Espagne. Ces tensions rappellent les événements du 15 août 2019, où des milliers de migrants ont tenté de traverser la frontière.

Le conflit autour de Ceuta et Melilla, territoires disputés, reste un point sensible. Les déclarations marocaines ont été perçues comme provocatrices par certains responsables espagnols, alimentant les tensions diplomatiques. Les autorités marocaines affirment leur souveraineté, tout en cherchant à gérer les flux migratoires de manière contrôlée.

La situation reste fragile, avec des risques d’escalade. Les autorités espagnoles surveillent de près les mouvements à la frontière, tandis que les Marocains s’efforcent de maintenir un contrôle strict. La crise migratoire continue d’être un enjeu majeur dans les relations bilatérales.