Le maire de Dakar, Abass Fall, a dénoncé l'interdiction par le préfet de la journée de lancement de la vente des cartes de membre du mouvement Pastef. Cette décision, prise dans le cadre d'une réglementation administrative, a suscité une réaction vive du chef municipal, qui accuse les autorités de vouloir entraver les activités du parti.

En parallèle, le Bureau politique national de Pastef a réagi à l'annulation de l'autorisation de cérémonie par le sous-préfet de Fissel. Ce dernier a refusé l'organisation d'une vente de cartes de membre, considérée comme une manifestation politique non autorisée. Face à cette interdiction, le mouvement a opté pour une stratégie de contournement, en organisant la cérémonie de manière discrète.

Des sources locales indiquent que le mouvement Pastef, actif dans le district de Ndiaganiao, a choisi de se déplacer dans des zones non contrôlées par les autorités locales, afin de contourner les restrictions. Cette situation a exacerbé les tensions politiques dans la région, où le district est perçu comme un bastion du pouvoir présidentiel.

Le bras de fer entre le mouvement et les autorités continue, avec des risques d'escalade. Les observateurs politiques soulignent que cette crise reflète les tensions croissantes autour de la liberté d'expression et de l'organisation des mouvements politiques au Sénégal.