Le quartier de Guet Ndar, à Saint-Louis, vit au rythme des pirogues et des pêches. Coincé entre le fleuve Sénégal et l’océan Atlantique, ce quartier est le cœur d’une vie quotidienne façonnée par la mer et le fleuve. Les pêcheurs, depuis des générations, organisent leur journée selon les marées et les courants, leur survie dépendant de ces ressources naturelles.

Le bulletin hydrologique indique que les niveaux du fleuve Sénégal restent actuellement à 1 mètre, éloignés de la cote d’alerte de 1,75 mètre. Ce niveau, bien que stable, soulève des questions sur la régularité des ressources en eau. Les pêcheurs, habitués à des variations saisonnières, ajustent leurs méthodes pour s’adapter aux changements.

Les femmes du quartier, présentes dès le matin, attendent les prises des pêcheurs, signe d’une organisation familiale et communautaire. Leur présence rappelle l’importance des liens sociaux dans ce mode de vie. Les pirogues, symbole de cette tradition, traversent le fleuve, connectant les rives et les cultures.

La coexistence entre la pêche traditionnelle et les nouvelles technologies, comme les moteurs, montre une adaptation progressive. Les pêcheurs, entre passé et présent, continuent à nourrir leurs familles, tout en répondant aux défis environnementaux et économiques.