Les Islandais ont rejeté, lors d'un référendum, la reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne. Selon les résultats définitifs, 52,8% des électeurs ont choisi la réponse « non» à la question posée. Cette décision marque un nouveau rebondissement dans les relations entre l'Islande et l'UE. Le pays, membre de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et signataire de plusieurs accords de libre-échange, a opté pour la souveraineté totale plutôt que pour une intégration plus profonde.
L'Union européenne a exprimé son respect pour le choix démocratique du peuple islandais. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a affirmé que l'UE « respecte pleinement» le « choix démocratique». Cependant, Bruxelles a jugé cette décision un signal négatif, en particulier après des discussions entamées pour éventuellement ouvrir des négociations. L'Islande, qui a déjà des accords de libre-échange avec l'UE, a souligné qu'elle était déjà suffisamment intégrée à l'Union.
Le référendum, qui s'est déroulé dimanche, a été marqué par un vote serré. Les résultats ont été publiés peu après la clôture des urnes. L'Islande, qui a rejeté l'adhésion à l'UE en 2008, continue de privilégier une voie indépendante. Cette décision pourrait avoir des répercussions sur les relations commerciales et politiques entre l'Islande et l'UE.



















