La Réserve fédérale des États-Unis a décidé mercredi d'augmenter ses taux directeurs d'un quart de point, une mesure visant à freiner l'inflation qui reste à 3,7%. Cette décision, prise à l'unanimité, contrarie le président Donald Trump, qui avait réclamé une baisse rapide des taux via son compte Truth Social. La Fed justifie son choix en affirmant que cette hausse est nécessaire pour stabiliser l'économie et réduire les prix, malgré les pressions politiques.

Les marchés financiers avaient anticipé cette décision, mais la réaction de Trump a été immédiate. Sur son réseau social, il a appelé à une baisse des taux pour les "États-Unis d'Amérique, et vite", soulignant un désaccord entre la politique économique et la stratégie du gouvernement. Kevin Warsh, membre du comité de politique monétaire et nommé par Trump, a déjoué les attentes de la Maison Blanche en votant pour la hausse.

Cette décision marque une continuité dans la politique monétaire américaine, malgré les tensions entre le pouvoir exécutif et la banque centrale. La Fed prévoit une nouvelle hausse d'ici fin 2026, ce qui pourrait accentuer les tensions politiques. Les économistes soulignent que cette approche vise à protéger la stabilité économique à long terme, même si elle génère des critiques politiques.