La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé mercredi à Strasbourg que l’Union européenne souhaite ouvrir la voie au Canada pour qu’il devienne son premier « membre associé». Cette proposition, présentée lors d’un discours sur l’État de l’Union, vise à renforcer les liens entre l’UE et le Canada, un pays partageant des valeurs démocratiques et des intérêts économiques communs. Cette initiative, inédite dans le droit européen, pourrait marquer un tournant dans les relations bilatérales, bien que les contours exacts du statut restent à définir.

Dans le même discours, Mme von der Leyen a également annoncé des mesures visant à protéger les jeunes en ligne. Elle a proposé une interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 13 ans, ainsi que la création de « mini-comptes» avec des fonctionnalités limitées pour les moins de 15 ans. Ces mesures, qui visent à limiter l’exposition des enfants aux risques numériques, sont accompagnées d’une obligation pour les plateformes de vérifier l’âge des utilisateurs.

L’annonce du statut de « membre associé» pour le Canada a suscité un vif intérêt, notamment en raison de la présence du Premier ministre canadien à l’événement. Cependant, cette initiative a aussi suscité des critiques, notamment pour son manque d’impulsions concrètes dans d’autres domaines. Mme von der Leyen a toutefois insisté sur la volonté d’affirmer l’Europe comme un acteur puissant, capable de dicter ses propres règles face aux géants technologiques.