L'Islande a convoqué l'ambassadeur des États-Unis à Reykjavik après que le président américain, Donald Trump, ait publié sur son réseau social une carte montrant l'île comme faisant partie du territoire américain. Cette image, partagée mardi 8 septembre, a suscité une vive réaction en Islande, où les autorités ont jugé l'acte inacceptable. La ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, a organisé une audience avec l'ambassadeur Billy Long pour discuter de cette publication.
L'Islande, qui a refusé de relancer les négociations d'adhésion à l'Union européenne, a affirmé que la carte de Trump était une violation de son souveraineté. L'incident survient alors que l'île, dirigée par la jeune première ministre Kristrún Frostadóttir, cherche à renforcer son indépendance. L'économiste formée aux États-Unis a exprimé son défi à Trump, soulignant la volonté d'Islande de défendre ses frontières.
La publication de Trump, qui inclut également des régions comme les Antilles françaises et le Canada, a été perçue comme une provocation. Les autorités islandaises ont rappelé que l'île est un État souverain, et que toute allusion à une annexion est contraire à la loi internationale. L'incident met en lumière les tensions entre les États-Unis et les petits États européens, notamment en matière de souveraineté et de territorialité.



















