La Bâtie, festival de musique et d’art originaire de Genève, célèbre cette semaine sa 50e édition. Lancé en 1977 par des artistes en colère contre la culture bourgeoise, le festival a depuis alors marqué l’histoire de la scène locale. Ce week-end, le rendez-vous s’ouvre à la foire de La Bâtie, un lieu emblématique des années 70, où la musique et l’art se mêlaient dans un espace de liberté.

Initié par une dizaine de jeunes surdoués de la scène genevoise, le festival a vu le jour dans un contexte de contestation culturelle. À l’époque, les organisateurs estimaient que près de 25 000 personnes avaient participé à la première édition, un chiffre qui symbolisait l’engouement populaire pour un événement hors des sentiers battus. Aujourd’hui, le festival continue d’incarner cette rébellion artistique, en offrant un espace de créativité et d’expression.

Les artisans du festival racontent cette histoire à la fois rocambolesque et inspirante, soulignant l’importance de l’indépendance et de l’audace dans la scène musicale. La Bâtie reste un exemple vivant de l’impact d’un projet culturel né d’une volonté de rupture.