Meta a commencé à affronter un procès fédéral en Californie, accusé d’avoir « appâté» les enfants sur Instagram et Facebook et de « tromper» le public en cachant les risques pour leur santé mentale. L’ouverture du procès, mardi 18 août, marque un tournant dans la régulation des réseaux sociaux aux États-Unis. Quatre États — Californie, Colorado, Kentucky et New Jersey — réclament à Meta une somme de 193 milliards de dollars, ainsi qu’une refonte radicale de ses plateformes.

L’accusation, portée par une procureure de Californie, affirme que Meta a exploité la vulnérabilité psychologique des mineurs en concevant des algorithmes qui encouragent l’addiction. L’entreprise, qui réaffirme son engagement pour la sécurité des enfants, doit maintenant répondre à des allégations graves. Le verdict consultatif est attendu d’ici octobre, avant que la juge Yvonne Gonzalez Rogers ne rende sa décision finale.

Le procès, considéré comme historique, met en lumière les tensions croissantes entre les géants technologiques et les autorités publiques. Les États insistent sur la responsabilité de Meta dans la dépendance des adolescents, un sujet de débat international. L’affaire pourrait avoir des répercussions sur la réglementation des plateformes sociales à l’échelle mondiale.

Un verdict pourrait bouleverser le paysage des réseaux sociaux, en imposant des mesures plus strictes pour protéger les mineurs. La poursuite de Meta s’inscrit dans un contexte de critiques croissantes sur l’impact psychologique des réseaux sociaux sur les jeunes.