Pierre Mirabaud, ancien président de l’Association suisse des banquiers, a été condamné mardi à 24 mois de prison avec sursis. Il est reconnu coupable de corruption d’agents publics étrangers et de blanchiment d’argent aggravé. La décision a été rendue dans le cadre d’une procédure simplifiée, un dispositif juridique utilisé pour accélérer les jugements dans des cas de corruption.
L’ancien figure du monde bancaire helvétique a été inculpé en 2021 après une enquête menée par les autorités suisses. Les faits reprochés concernent des actes de corruption liés à des fonctionnaires étrangers, ainsi que des opérations de blanchiment d’origine internationale. La condamnation, qui s’inscrit dans un contexte de réforme de la lutte contre la corruption en Suisse, met en lumière les enjeux de transparence dans le secteur financier.
La procédure simplifiée, bien que plus rapide, reste soumise aux mêmes règles juridiques que les procédures ordinaires. Pierre Mirabaud, qui a reconnu les faits, a bénéficié d’un sursis, ce qui évite une peine d’emprisonnement effective. L’affaire soulève des questions sur la responsabilité des dirigeants d’associations professionnelles dans la prévention des infractions.


















