Les sénateurs du Conseil des Etats ont refusé mardi un projet visant à introduire une taxe sur les consultations d'urgence non déléguées. Le texte, appuyé par le National, prévoyait de permettre aux cantons d'augmenter de 50 francs les frais des patients n'ayant pas une délégation médicale. Le vote, avec 33 voix contre 11, a mis fin à cette initiative.

Le projet visait à désengorger les urgences en réduisant le flux de patients non accompagnés. Les partisans affirmaient que cette mesure encouragerait une meilleure planification des soins. Les opposants, notamment les sénateurs du parti au pouvoir, ont souligné les risques de pénaliser les patients en situation de détresse.

La décision soulève des débats sur la gestion des urgences et la responsabilité des patients. Les cantons devront désormais trouver d'autres solutions pour alléger la charge des services d'urgence. L'avenir de cette mesure reste incertain, sans une réforme plus large du système de santé.