Les deux experts du comité Suisse-UE, François Nordmann et René Höltschi, alertent sur les conséquences de l'initiative sur la neutralité. Selon eux, cette initiative pourrait fragiliser les relations entre la Suisse et l'Union européenne dans les domaines de la défense et de la sécurité. À l'heure d'une guerre « hybride» qui touche le continent, la neutralité traditionnelle pourrait être perçue comme un frein à une coopération plus étroite.
Le commandant de corps Benedikt Roos, chef de l’armée, a également exprimé des réserves. Il souligne que la neutralité, si elle est trop rigide, pourrait limiter la capacité de la Suisse à agir efficacement en cas de crise. Les discussions autour de l'initiative montrent un débat interne entre préservation de l'indépendance et adaptation aux défis modernes.
L'initiative, qui vise à renforcer la neutralité suisse, suscite des inquiétudes quant à la position de la Suisse face aux menaces internationales. Les débats continuent dans les cercles politiques et militaires, sans consensus clair sur la voie à suivre.





















