Les commerçants de Ceuta, en bordure du Maroc, subissent les conséquences d'une crise migratoire qui a secoué l'enclave espagnole depuis le 30 juillet. Un mois après l'arrivée massive de migrants, entre 5 000 et 10 000 personnes n'ont pas encore regagné leur pays d'origine. Cette situation a provoqué des manifestations violentes, notamment le 28 août, marquant la tension persistante dans la région.

Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a confirmé que 5 000 personnes se trouvent encore à Ceuta, sur les 72 000 migrants ayant traversé la frontière depuis le Maroc. Ces chiffres soulignent la complexité de la gestion de cette crise, qui affecte à la fois l'économie locale et la sécurité publique.

Les touristes, principaux clients des commerçants, ont largement déserté l'enclave, aggravant la situation économique. Les autorités espagnoles travaillent à organiser le retour des migrants, mais la lenteur du processus alimente l'incertitude. La crise continue de mettre à l'épreuve la stabilité de Ceuta, en marge du Maroc.