L’ex-DRH du ministère de la Culture, Christian Nègre, est au centre d’une enquête pour avoir, selon des révélations du groupe EBRA, drogué près de 300 femmes. L’ancien responsable, qui a occupé ce poste entre 2007 et 2017, est désormais accusé d’avoir utilisé sa position pour exercer une influence abusive. Le groupe EBRA a révélé ce jeudi 3 septembre que Nègre, désormais en activité comme coach RH à Paris, le ferait sous une identité falsifiée.

Les accusations portent sur des pratiques d’harassement sexuel et de manipulation, avec des victimes déclarant avoir été exposées à des substances psychotropes dans des contextes professionnels. L’affaire, qui a déjà suscité une enquête interne au sein du ministère, pourrait désormais être portée devant les tribunaux. Les victimes, qui ne souhaitent pas être identifiées, affirment que Nègre a maintenu un climat de terreur dans les locaux.

La révélation du groupe EBRA a suscité une réaction rapide de la direction du ministère, qui a confirmé l’ouverture d’une enquête externe. Les autorités attendent les résultats des investigations avant de prendre toute mesure. L’affaire soulève des questions sur la transparence et la sécurité dans les institutions publiques.