Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a affirmé jeudi devant le Parlement qu’il n’y avait « aucune preuve solide» d’une implication du Maroc dans l’afflux de migrants à Ceuta, répétant son refus d’accuser le pays sans éléments concrets. Cette déclaration intervient après des tensions croissantes liées aux déclarations de certains ministres marocains affirmant que Ceuta et Melilla appartiennent au Maroc. Sánchez a également convoqué l’ambassadrice marocaine pour exprimer son mécontentement face à ces propos, soulignant la souveraineté espagnole sur ces territoires.
Un rapport policier espagnol a récemment mis en cause la « permissivité» des forces marocaines lors de l’afflux de migrants, ce qui a suscité des débats à Madrid. La police espagnole a démenti toute implication du Maroc dans la planification des événements de Sebta, écartant ainsi les accusations d’orchestration. Ces tensions s’inscrivent dans un contexte de crise migratoire qui a fortement impacté la région depuis juillet, mettant à l’épreuve les relations bilatérales.




























