Le principal accusé du meurtre de l’ex-rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, Loïk Le Priol, a reconnu avoir tiré sur sa victime le 19 mars 2022, lors d’une dispute alcoolisée à Paris, mais a plaidé la légitime défense. L’audience devant la cour d’assises de Paris s’est déroulée lundi, dans le cadre d’un procès qui s’étire depuis plusieurs mois. Le meurtrier, membre d’un mouvement d’extrême droite, a affirmé avoir agi en défense de lui-même, sans reconnaître avoir intentionnellement causé la mort de la victime.

Les faits remontent à une soirée en pleine effervescence, où une altercation entre deux groupes a rapidement viré au drame. Les images de vidéosurveillance, diffusées pour la première fois, montrent la scène chaotique où les coups de feu ont été tirés. Le juge d’instruction a ouvert une enquête pour homicide volontaire, mais le plaidoyer de légitime défense pourrait modifier la nature du crime.

Le procès, qui devrait rendre son verdict le 25 septembre, reste un point d’attention pour les associations de victimes et les militants anti-discrimination. Les témoignages des proches de la victime et des experts en droit pénal seront décisifs pour établir la responsabilité du prévenu.

Le dossier soulève des questions sur la violence d’extrême droite et la gestion des conflits en milieu urbain. Les débats autour de la légitime défense continuent de susciter des débats dans les médias et les espaces politiques.