La romancière ukraino-russe Polina Panassenko a participé à une séance de dédicace à Morges, dans le cadre du Livre sur les quais. Dans son deuxième roman, elle raconte le pèlerinage qu’elle a entrepris en Russie, quinze ans après son départ, pour retrouver la trace d’un aïeul déporté. L’œuvre, qui a été récompensée par le Prix littéraire «Le Monde», mêle mémoire et fiction, explorant les tensions entre les identités culturelles et familiales.

Panassenko, née en Ukraine et résidant actuellement en France, a choisi Morges pour présenter son livre, un choix qui souligne la présence croissante des écrivains russophones en Suisse. L’événement a rassemblé une vingtaine de lecteurs, dont plusieurs origines russes ou d’origine ukrainienne. L’éditeur a souligné la pertinence du sujet, en lien avec les récits de déportation et de mémoire collective.

La romancière a expliqué que son parcours, entre les deux cultures, l’a poussée à écrire un roman qui questionne les frontières et les loyautés. Elle a également évoqué les défis de publier en Russie, où les thèmes de la mémoire et de l’exil sont souvent censurés. L’événement à Morges marque un pas important dans la diffusion de son œuvre en Suisse.