Le conflit institutionnel autour des bilatérales III entre la Suisse et l’UE s’intensifie. Kevin Grangier, ancien président de l’UDC Vaud et secrétaire général de Pro Suisse, défend l’idée que ces accords doivent être soumis à la double majorité, un mécanisme visant à renforcer le fédéralisme. Il critique l’arbitraire du Conseil fédéral, qui aurait pu imposer unilatéralement certaines décisions.
Les accords bilatéraux III, signés en 2017, régissent la coopération entre la Suisse et l’UE dans des domaines comme la sécurité, la justice et la lutte contre la fraude. Le débat sur leur ratification soulève des tensions entre les cantons et le gouvernement fédéral. Certains cantons, notamment des régions plus conservatrices, craignent que la soumission à la double majorité ne compromette la souveraineté nationale.
L’UE, quant à elle, exige une ratification rapide pour maintenir la stabilité des relations bilatérales. La Suisse, en revanche, cherche à garantir un équilibre entre la coopération et la souveraineté. Le conflit met en lumière les tensions entre les institutions fédérales et les autorités cantonales, un thème récurrent dans la vie politique suisse.
Le dossier reste en suspens, avec des discussions en cours pour trouver un compromis. La situation soulève des questions sur la gouvernance suisse et la manière dont les décisions sont prises à l’échelle nationale.



















