L’homme accusé d’être un relais de la Ndrangheta en Suisse a reconnu avoir hébergé le chef présumé d’un clan calabrais en Argovie, mais a nié être membre de la mafia. Devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, il affirme que ses liens avec la figure suspecte se limitent à une amitié d’enfance. Le procureur du Ministère public de la Confédération (MPC) a souligné que la Ndrangheta est ancrée en Suisse depuis plusieurs décennies, avec une présence plus forte en Suisse alémanique qu’au Tessin.

Selon le procureur, la mafia calabraise a établi des réseaux financiers et logistiques en Suisse, exploitant les facilités bancaires et les infrastructures. Le Tessin, quant à lui, a adopté des mesures plus strictes pour lutter contre ces organisations criminelles. L’affaire, qui s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la criminalité organisée, soulève des questions sur la coopération entre les cantons suisses et la Confédération.

La procédure judiciaire continue, avec des éléments nouveaux attendus. L’homme accusé pourrait être condamné pour des infractions liées à la mafia, mais il conteste fermement les allégations. La Ndrangheta, organisation mafieuse italienne, reste un enjeu majeur pour la sécurité financière et judiciaire en Suisse.