L'Assemblée nationale a suspendu la plénière du 19 août 2026, initialement prévue pour examiner la proposition de loi relative au régime juridique des crédits spéciaux. Cette décision intervient après que l'Exécutif ait saisi le Conseil constitutionnel, une mesure que l'Assemblée qualifie de « volonté d'obstruction systématique». Le conflit entre les deux branches du pouvoir s'aggrave autour de la réglementation des crédits spéciaux, un sujet sensible dans le pays.

Dans un communiqué du 18 août, l'Assemblée nationale a dénoncé cette saisine comme une tentative d'interférer dans son travail législatif. L'Exécutif, quant à lui, n’a pas commenté directement la suspension, mais la tension persistante entre les deux instances a déjà suscité des réactions politiques. Un député, Djiby Ciss, a même évoqué la possibilité de dissoudre l'Assemblée si les tensions se prolongent, soulignant les risques pour la stabilité du pays.

La suspension de la séance plénière marque un nouveau tournant dans les relations entre l'Exécutif et le Législatif. Les travaux du jeudi 20 août, dont la création de commissions, restent en suspens, laissant planer un climat de tension au sein du parlement.