L’initiative Boussole, visant à soumettre le paquet d’accords avec l’UE au vote du peuple et des cantons, a été rejetée par le Conseil fédéral. Le texte, qui s’inscrit dans le cadre des discussions sur l’intégration européenne, n’a pas été accompagné d’un contre-projet par les autorités. Cette décision marque un arrêt dans la démarche initiée par les citoyens suisses, qui souhaitaient plus de contrôle sur les accords internationaux.

Le projet, porté par une initiative populaire, visait à garantir une démocratie directe plus forte et à éviter une Suisse passif dans les relations avec l’Union européenne. Les partisans de l’initiative avaient souligné le besoin d’un vote populaire pour valider les accords, afin de renforcer la souveraineté nationale. Le rejet du texte par le Conseil fédéral ouvre la voie à des discussions politiques plus longues, sans solution immédiate.

Parallèlement, des débats émergent autour de la politique migratoire. La Suisse pourrait envisager de ne plus accorder de permis S aux Ukrainiens âgés de 18 à 64 ans, un groupe considéré comme potentiellement combattant. Cette mesure, jugée symbolique par certaines associations, pourrait affecter plus de 73 000 Ukrainiens vivant en Suisse. Les autorités examinent l’impact de cette décision, sans pour l’instant préciser les modalités exactes.