Le premier procès fédéral contre Meta s’est ouvert mardi à Oakland, en Californie. L’entreprise est accusée d’avoir « appâté» les enfants sur Instagram et Facebook en cachant les risques pour leur santé mentale. Les procureurs affirment que Meta a conçu ses plateformes pour encourager une utilisation excessive, tout en minimisant les dangers liés à l’impact sur les adolescents.
Meta défend son positionnement, affirmant avoir mis en place des mesures pour limiter les abus. L’entreprise réaffirme son engagement en faveur de la sécurité des utilisateurs, notamment les mineurs. Cependant, les plaignants, dont des familles de victimes, insistent sur l’existence d’un système algorithmique ciblant les jeunes filles en situation de vulnérabilité.
Le procès, qui oppose Meta à plusieurs États, pourrait déterminer le sort de sanctions importantes. Quatre États réclament 193 milliards de dollars de dommages et intérêts, ainsi qu’une refonte des plateformes. Un verdict consultatif est attendu d’ici octobre, avant la décision finale de la juge Yvonne Gonzalez Rogers.
L’affaire soulève des questions sur la responsabilité des géants technologiques face aux risques liés aux réseaux sociaux. Les débats s’inscrivent dans un contexte croissant de régulation des plateformes numériques.





























