Le procès fédéral contre Meta, accusé d'avoir rendu Instagram et Facebook addictifs pour les adolescents, s'est ouvert mardi à Oakland, en Californie. 29 États américains ont intenté l'action en justice contre le géant des réseaux sociaux, affirmant qu'il a dissimulé les risques pour la santé mentale des mineurs. L'entreprise, dirigée par Mark Zuckerberg, est accusée d'avoir conçu ses plateformes pour favoriser une utilisation excessive, tout en minimisant les dangers liés à l'usage excessif par les jeunes.

Un ancien ingénieur de Meta, Arturo Bejar, a témoigné devant le tribunal, affirmant que certains outils de sécurité étaient "conçus pour échouer". Il a précisé que ces fonctionnalités, censées protéger les adolescents, étaient en réalité mal conçues. Cette déclaration a suscité une vive réaction de Meta, qui a déclaré chercher à résoudre les problèmes d'usage excessif.

Le procès pourrait avoir des répercussions importantes pour l'industrie des réseaux sociaux. Les avocats des États affirment que Meta a trompé le public en cachant la vérité sur l'impact de ses plateformes. Les familles de victimes espèrent que ce procès permettra d'établir les responsabilités et d'obtenir des sanctions. L'audience s'est ouverte sous un climat tendu, marqué par des accusations fortes et des déclarations contrastées.