L’Université de Tohoku (Japon) a publié une analyse critique du projet de réforme constitutionnelle suisse sur la neutralité, prévu pour être adopté le 27 septembre. Selon Antoine Roth, professeur assistant, le texte proposé ne correspond pas à l’ambition de capitaliser sur l’influence de la Suisse en Asie. La Suisse, reconnue pour son rayonnement en Chine et dans d’autres pays du continent, pourrait renforcer son statut diplomatique en ajustant ses dispositions constitutionnelles. Cependant, le projet actuel est jugé insuffisant pour refléter cette dynamique. L’expert souligne que la réforme ne prend pas en compte les évolutions géopolitiques récentes, notamment l’ascension des puissances asiatiques. La neutralité suisse, historiquement un pilier de sa politique extérieure, devrait s’adapter à un monde où l’Asie joue un rôle central. La réforme, bien que symbolique, reste limitée dans sa portée. Les débats autour de cette question s’intensifient avant l’adoption finale.