Valérie Dittli, conseillère d’Etat du Vaud, a annoncé quitter le Centre pour créer un mouvement libéral. Cette décision, rendue publique jeudi soir, marque un changement majeur dans la politique vaudoise. Le Centre, parti politique suisse, a réagi à cette démission en soulignant le souci de continuer à travailler sur des projets comme celui de la mendicité. Dittli, qui a occupé le poste de ministre, a choisi de se lancer sous sa propre bannière, visant à former un groupe parlementaire au Grand Conseil.

Le Mouvement libéral, dont elle est la figure emblématique, vise à occuper le centre de l’échiquier politique vaudois. Outre le soutien à Dittli pour un nouveau mandat au gouvernement, la formation ambitionne d’obtenir cinq sièges au Grand Conseil. Cette stratégie s’inscrit dans un contexte de redéploiement politique, où les alliances traditionnelles sont en constante évolution. Le Centre, bien que touché par ce départ, reste concentré sur ses projets législatifs, notamment celui concernant la mendicité, déposé en novembre dernier.

La démission de Dittli a suscité une réaction mixte. À Berne, le soulagement est dominant, car le parti suisse souhaite se concentrer sur ses priorités. En Vaud, la situation reste en suspens, avec un scrutin proche et des élections à venir. Le Mouvement libéral, bien que jeune, s’inscrit dans une dynamique de réforme et de modernisation de la politique locale.