Meta a ouvert mardi un procès fédéral aux États-Unis, accusée d'avoir « appâté» les enfants sur Instagram et Facebook et de « tromper» le public en cachant les risques pour leur santé mentale. Une procureure de Californie a ouvert les débats en affirmant que l'entreprise a mis en place des mécanismes qui ont encouragé l'addiction chez les adolescents. L'affaire, qui s'inscrit dans un contexte de critiques répétées sur l'impact des réseaux sociaux sur les mineurs, vise à déterminer si Meta a agi avec négligence ou malveillance.
Quatre États américains — Californie, Colorado, Kentucky et New Jersey — réclament à Meta une somme de 193 milliards de dollars en pénalités, ainsi qu'une refonte radicale des plateformes. L'entreprise, qui affirme œuvrer pour la sécurité des enfants, conteste ces allégations. Un verdict consultatif est prévu d'ici octobre, avant que la juge Yvonne Gonzalez Rogers ne rende sa décision finale.
Le procès, qui s'annonce historique, met en lumière les tensions entre innovation technologique et responsabilité sociale. Les avocats des États soulignent que Meta a ignoré ou minimisé les dangers liés à la conception de ses applications. L'entreprise, pour sa part, réaffirme son engagement en faveur des jeunes utilisateurs.
Le dossier pourrait avoir des répercussions internationales, en raison de l'influence de Meta sur les marchés mondiaux. Les débats s'inscrivent dans une évolution croissante des régulations sur les réseaux sociaux.






























