La révision de la loi sur le Swissness, connue sous le nom de «Lex On», suscite une vive réaction parmi les milieux industriels vaudois. Cette loi, visant à renforcer la protection des données et à limiter l’usage de l’identifiant «Swissness», a été dénoncée comme une «trahison» par certains acteurs économiques locaux. La conseillère d’Etat du canton de Vaud, Isabelle Moret, membre du Parti libéral radical (PLR), a confirmé son soutien aux deux motions déposées en juin par le Conseil fédéral.

Les industriels locaux, qui représentent plus de 43 000 emplois dans le canton, craignent que cette loi nuise à leur compétitivité. Ils y voient une dilution d’un atout «fabuleux» qui leur permet de se distinguer sur la scène internationale. La loi, qui vise à renforcer la souveraineté numérique, est perçue comme un frein à l’innovation et à l’efficacité des entreprises.

Le débat reste ouvert, avec des discussions en cours entre les autorités cantonales et les acteurs économiques. La ministre de l’Economie a affirmé son engagement à trouver un équilibre entre protection des données et dynamisme économique. Les industriels continuent de s’exprimer, tout en espérant une révision des dispositions les plus contestées.